L’Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière

L'Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière dans Littérature Québécoise l-2058-11-193x300           Ce livre a été composé à la suite de ses chroniques suivant ses  collaborations estivales à l’émission C’est bien meilleur le matin. M. Laferrière lui-même ne sait pas trop comment qualifier cet ouvrage, entre un roman des idées et un essai lyrique, il côtoie autant la métaphysique que le politique. Tantôt acrimonieux, ensuite hédoniste,  il nous amène dans son étymologie pour nous faire découvrir un univers aujourd’hui oublié, soit celui de la pensée, du temps qui s’arrête un instant, du moment présent.

            Un peu plus intimiste, une partie du livre nommé Un lecteur dans sa baignoire, nous propose des pistes de lectures basées sur ses découvertes personnelles en littérature, mais surtout sur ses goûts et ses auteurs favoris. Nous plongeons avec lui dans sa baignoire et nous finissons par nous sentir privilégié d’y être. C’est alors que nous prenons le temps de nous arrêter avec lui sur ses lectures pendant que nous le lisons et que nous réfléchissons. Par cette mise en abyme, Laferrière a réussi avec cet ouvrage à nous transmettre « L’art de capter l’instant. »

            Enfin et je le cite: « Ce n’est pas le bateau qui donne [ à l'homme] envie de voyager, c’est plutôt le goût du voyage qui a inventé le bateau. » (p. 88). Dans ce sens, j’ajouterai, ce n’est pas le livre qui donne envie de lire, mais le phantasme, et ce récit est un temps parallèle, figé, qui nous permet de nous retrouver dans cette contemplation.

Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Voir ,entendre et écouter N... |
LA PHILO SELON SYLVIE 2 |
Username25945 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Freewritting
| Huangxiuqing0721
| Autre Continent (Edge Project)